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SOUS LE SOL, SOUS LE SOLEIL ( EXPOSITION EN COURS )

 

Maria Ibanez Lago travaille à partir de l’inclusion dans des objets inusuels de l’image peinte, en prenant appui dans son pouvoir d’évoquer une dramaturgie selon la conception traditionnelle du théâtre occidental. Elle répertorie la représentation de l’énergie dans différentes iconographies, tant scientifique (schémas de coupe, représentations d’ondes ou théories quantiques) comme de l’imagerie populaire (illustration, mangas, cinéma).

Le concept d’énergie est pris dans son aspect matériel et ses usages quotidiens comme celles obtenues à partir de l’exploitation des hydrocarbures et d’autres ressources naturelles extraites du sous-sol, mais aussi dans sa signification mystique et ésotérique. Son travail veut dénoncer l’exploitation abusive des sources d’énergie comme une des responsables des inégalités et des conflits.

Elle conçoit des objets comme faisant partie d’une dramaturgie absente ou muette, à recomposer par le spectateur. Le paysage est conçu comme un décor, devant lequel se déroule la scène. Par la soustraction des personnages, le pathos qu’ils véhiculent est omis. Cet enlèvement de l’action transforme l’image en décor prêt à accueillir une nouvelle scène ou le spectateur peut trouver sa place en tant que protagoniste.

L’image se forme à partir d’un ordre non hiérarchique de sources, comme celles proposées par un moteur de recherche. L’esthétique du collage est assumée en tant que tel, sans vouloir unifier ses composantes.

 

 

 

 

 


CUIVRE/ZINC/CARTON

 

L’Atelier de la Carabine poursuit la fête de l’Estampe en s’invitant dans la galerie Alma Espace d’Art !

Les trois jeunes graveurs : François Feydy, Clément Gosset et Louis Genty expriment leur vision particulière de la gravure en explorant des techniques propres à chacun. En passant de la miniature au grand format, en faisant un détour par la photogravure et la gravure sur carton, et en essayant de saisir différentes ambiances par le biais des couleurs, vous pourrez voir avec cette exposition flash une perception contemporaine de la gravure.

Texte: Louis Genty

 

 

 

 

 


 

GROUP LABSHOW A-N-D


 

Une invitation est lancée, un temps et un espace proposés : durant trois semaines des artistes du collectif Diaph 8 seront amenés à investir l’espace d’art Alma.

Dans une atmosphère d’expérimentation et d’échange entre les artistes et avec le public, des projets en cours de réalisation seront créés, transformés, cherchant faire surgir des synergies capables d’éclater les formes photographiques afin qu’elles deviennent matière, geste, action performée, musique.

À la lisière entre l’exposition et le laboratoire expérimental, l’événement se nourrira d’une dynamique de recherche et sera en perpétuel mouvement : le regard, l’écoute et le partage seront les maîtres mots à l’heure de stimuler la créativité, qui sera appelée à se matérialiser sur le(s) support(s).

Texte: Marion Baldi et Pablo-Martín Córdoba

 

 

 

 


TIME TO EXIST

 

se coltiner les identités
valsent têtes corps mots bribes
éparses objets foules trop
c’est dans leur passé
c’est traits
c’est grimés
qu’ils arpentent se fraient passage vers animalitéoù sont fardés nos faits-divers?
les tables vitupèrent assènent missives sol-airle dard la donne la danse l’hagard la dame trame FARsi les errants ici les postiches si les vacants ici les ministressi les alliés
si les visites
si les relents
si les sinistres
si les héros
si nos euros
si ces sons
tels des visages craignent leur propre nomsi délié si héler
si délit de faciès si daigner
si trainer si glisser entrelacs
si croire s’y planquer au fond de soiles parts les goûter
bouts de chaires à ployer
les Ravis embauchés
au débit bois faciès mascara disséminés

Texte: Christophe Boursault

L’exposition «Time to exist» sous le commissariat de Daniela Zuniga réunit trois natures de création contemporaine hétérogènes, leurs approches se distinguent par l’histoire des artistes proposés, exerçant dans un champ visuel avec des rétines uniques propres à la vision de chacun pour déceler un trait commun, celui du langage et des outils, se parler pour exister, s’unir pour faire l’inventaire des signes de la ponctuation des souffles telle est l’ampleur de l’action de l’être.  Il n’est pas question ici d’une addition de fractions mais d’un cycle de vie, de fécondité.          

A l’instar de la procréation d’un battement pour relancer l’organe qui distille l’énergie et donne la chance aux pas de marquer la traversée aux confins du mouvement. Les artistes choisis ont conscience de la survivance des traces originelles, de la fragilité des temps, du mécanisme de l’horloge humaine de l’auto-responsabilité du geste, de l’acte, du désordre. Sabine Delahaut, Christophe Boursault, Kamel Yahiaoui, trois artistes qui ne s’ignorent pas, acceptent le pari d’exister dans l’espace afin de verser dans le ring du possible, le coup de l’utile , de l’expérimentale respiration venant des intériorités de l’ultime différence.

La notion de ce dialogue initié par Alma Espace d’Art est un ensemble d’interrogations qui nous concernent au plus haut à la mesure de la distance qui nous sépare et de l’expression qui nous rassemble, nul ménagement quand nos vies se prêtent au tempérament du dialogue des sensibilités aiguës,          

cette particule du cœur qui bat au service de l’art qui donne l’existence au vivre.

Texte: Kamel Yahiaoui

 

 

 


 

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